On apprend ce soir par la chaîne LCI que le ministère des Transports aurait donné à SEVEN GROUP (le repreneur d'Air Littoral) jusqu'à midi pour apporter la contribution promise à la barre du TC de Montpellier. Pas tous les sous promis, juste les 11 millions qui devaient être injectés illico dans l'entreprise.
Mais de millions, à ce jour, il n'y a point : juste des factures, du papier et de belles promesses !
Seven a tout simplement apporté ses avions qu'elle fait voler en remplacement des ATR d'Air Litt, et commence bien entendu à facturer plein pot les prestations d'Azzurra !
Azzurra Air Littoral a depuis obtenu une licence d'exploitation en bonne et due forme, le champagne a coulé à flot, sauf peut-être chez les 293 CDI licenciés ou chez les innombrables CDD qui pointent désormais chez Air Assedic, le seul véritable second pôle aérien français qui semble avoir de l'avenir.
Nous l'avons dit dès le départ, et nous le maintenons : Seven Group requiert la plus grande vigilance, il n'y a que dans la Manche et au SNPL que l'on ne sache pas ça.
Le CSAM et ses avis pertinents (Avione, Seven, etc…) montre une fois de plus sinon sa compétence, son utilité.
Devons-nous attendre un avis favorable sur une proposition d'arrangement à l'amiable avec Seven, qui les autoriserait à ne pas apporter l'argent indispensable, juste histoire que le CSAM ne perde pas la face ?
NB : Attention cependant aux effets d'annonce de la DGAC qui pourrait utiliser les médias pour faire pression sur SEVEN.
publié le 2003-11-20 00:03 par Julien MRV.