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Ces petites choses de rien qui font parler des DHC8-Q400

On commence à mieux cerner ce qui a causé les nombreux atterrissages sur le ventre de DHC8-Q400 de Bombardier. Le constructeur indique à ce propos que les causes multiples ne sont pas reliées entre elles et que son avion est sans faille après les inspections qui ont eu lieu. La compagnie SAS a quant à elle une analyse différente et n'exploitera plus ses 27 avions, craignant pour son image de marque vis-à-vis de ses passagers.

Il est vrai que la liste des petits riens, qui transforment un vol paisible en un événement qu'on montre à l'ouverture des journaux télévisés, est assez variée :

  • Le dernier accident du samedi 27 octobre (Copenhague, SAS) est dû à un joint torique qui ne fait partie de la nomenclature des pièces du vérin de train incriminé. Ce joint a bloqué le vérin et empêché la complète sortie de la jambe de train. Le constructeur montre perfidement du doigt les mécaniciens de SAS en se demandant qui a fait quoi dans le circuit du train d'atterrissage.
  • Les autres accidents précédents (Aalborg et Vilnius, SAS) concernant le train principal (droit) ont été attribué à de la corrosion sur un vérin de train, l'empêchant là encore de se verrouiller.
  • Pour le train avant qui ne voulait pas rester verrouillé (Munich, Augsburg Airways) c'est un petit ressort qui manquait.
Comme on le voit, la sécurité des vols passe aussi par une multitude de petits riens mais au "jeu" de la chaîne de la sécurité, le maillon faible ne quitte pas le jeu : il fait arrêter le jeu pour tout le monde, et parfois définitivement pour les participants.

publié le 2007-10-31 09:45 par Alain PIA.

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