La Cour d'appel a rendu son jugement : la descente très forte involontaire des pilotes en approche ne résulte pas forcément, même si c'est probable, d'une mauvaise ergonomie du panneau de commandes.
Aucun lien direct n'ayant été établi entre l'accident et une action (ou défaut d'action) précise de qui que ce soit, les 6 prévenus ont donc été logiquement relaxés. Air France reste civilement responsable en tant que transporteur tandis qu'Airbus n'a plus à participer aux indemnisations des parties civiles.
Le constructeur avait soutenu en première instance que le fort taux de descente avait été "volontaire pour passer sous la couche des nuages : la décision fatale a été de descendre ainsi à 9 degrés de l'axe. C'était un feu rouge qu'ils ont grillé. Il est impossible qu'ils ne se soient pas rendus compte de la forte descente".
L'affaire est donc entendue : il y avait un feu rouge vers ANDLO et les pilotes ne l'ont pas vu. Sont-ils nuls, eux et tous leurs frères pilotes ! CQFD.
Le feu rouge n'était pas dans l'avion, du côté de la soute électronique par exemple, là où étaient les calculateurs, pas plus que sur le bureau des autorités chargées de certifier l'avion, éteint depuis bien longtemps celui-là.
L'affaire est terminée, c'est la faute des pilotes, requiem in pace.
publié le 2008-03-18 09:31 par EuroCockpit.