La filiale d'Air France fait de nouveau parler d'elle, et pas en bien du tout, au point que Ryanair paraît pour le coup une compagnie avec une politique sociale correcte.
CityJet a en effet licencié deux stewards qui ont commis un acte mettant gravement en jeu la sécurité d'un vol et ont attenté à la vie des passagers qui leur avaient été confiés.
Diable ! Il faut dire qu'en plus ils l'ont fait exprès. Voyons les charges retenues contre eux… D'abord, ils sont frenchies. Ensuite, ils font partie des personnels navigants commerciaux basés à Paris qui ont assigné la compagnie aux Prud'hommes pour lui demander de lire et appliquer le Code du travail français. Enfin, ils ont commis une faute professionnelle épouvantable.
Mais qu'ont-ils osé faire ? Sur un vol Dublin Paris le 14 mai, le chef de cabine en titre a laissé son collègue en mise en place faire les annonces de sécurité et celui-ci a cru bon de faire un peu d'humour en langue française, parlant de ceintures de sécurité Gucci et de gilets de sauvetage Chanel par exemple, ou de commencer par son enfant préféré pour appliquer les masques à oxygène. Un Français (ben oui, fallait comprendre la langue de Molière) a cafté et ce n’était ni un passager payant ni un membre d’équipage (vous voulez le nom ? On ne peut pas…).
Qui n'a jamais entendu ce genre de choses sur un vol de la maison-mère, Air France ? Au mieux on sourit, au pire on fait la gueule, mais on reste entre gens civilisés.
Chez CityJet, on vire les fauteurs de trouble et même les deux hôtesses ont pris un avertissement, sans doute pour ne pas s'être jetées sur l'infâme et le rouer de coups de ceinture (Dior) séance tenante…
On suggère de mettre à pied les pilotes aussi, même et surtout s'ils ne pouvaient pas savoir ce qu'il se passait dans leur dos. Quant au cafteur, il mériterait bien un avertissement aussi, il n’a dénoncé que tardivement les faits, il aurait dû demander au commandant de débarquer immédiatement les dangereux individus susnommés !
Bon soyons sérieux : M. le PDG du Groupe Air France KLM, pourriez-vous demander (fermement) à votre filiale de cesser de faire n'importe quoi, de payer les cotisations normalement pour des salariés travaillant sur le sol français et d'éviter de mêler le Groupe à des histoires qui ne le font pas paraître à son avantage ? Une transaction ne serait pas une mauvaise idée et dans le Groupe, il doit bien avoir une filiale correcte qui aurait deux places à pourvoir…
publié le 2008-06-18 08:37 par EuroCockpit.