Le ministre des Transport aurait dû confier à EuroCockpit l'enquête-analyse concernant l'A340-600 presque livré à Etihad, et qui avait "fait le mur" peu avant sa livraison. Dès l'accident connu, nous avions titré que l'avion [avait] grimpé le mur "normalement", et immédiatement proposé une cause à cet accident (l'absence de pilotes) et une recommandation (mettre des pilotes lors des essais pour que ce soit de leur faute).
La lecture du rapport d'enquête (officiel celui-là) de notre indispensable BEA montre que nous ne nous étions pas trompés sur les causes de l'accident et que nos recommandations étaient fort pertinentes.
A noter cependant une sortie inattendue de Son Extrême Suffisance sur les pressions économiques : "Les enjeux industriels et commerciaux auxquels sont associées les activités de livraison peuvent induire une pression temporelle sur les opérateurs chargés des essais pendant cette phase".
C'est beau comme du EuroCockpit, quand on dit que s'agissant du retour d'expérience, ces mêmes enjeux industriels et commerciaux "peuvent induire une pression sur les opérateurs chargés des enquêtes pendant les phases post-accidents"...
publié le 2008-12-11 16:32 par EuroCockpit.