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Procès Air Lib : compte rendu des premières plaidoiries

Première journée de plaidoiries aujourd'hui au Palais de Justice de Paris, à l'occasion de laquelle on entendait en premier lieu les parties civiles. On rappelle que 3 syndicats s'étaient constitué parties civiles, et leur stratégie a été de plaider le fait qu'un délit d'entrave avait été commis par JCC (affaire définitivement jugée) en même temps que les présumés délits d'abus de biens sociaux objets des présentes audiences. Que la conjonction de ces deux délits faisait que les salariés de l'entreprise ne pouvaient rien faire pour défendre leurs droits.

Puis c'est au tour des liquidateurs de plaider leurs demandes, une plaidoirie faite par l'ancien Bâtonnier Vatier qui fait une description méticuleuse du système mis en place par les prévenus: "on pourrait qualifier cela d'escroquerie dans la mesure où JCC a toujours affiché une distance entre Holco et Air Lib", cette différenciation rendant Holco destinataire de fonds destinés à Air Lib.

Il connaît le montage par coeur et son dossier sur le bout des doigts, et entreprend un démontage systématique de la structure juridique. On apprend au passage que JCC a refilé toutes ses parts dans Holco à ses enfants et à sa femme, n'en gardant que quelques unes pour lui. Dans le but de ne plus être saisissable? Quand on apprend ensuite qu'il y a un reliquat compris entre 11 et 30 millions d'euros que les Suisses n'ont toujours pas versé, et que la principale activité de JCC serait de leur courir après...

Puis, au nom du Parquet, intervient l'avocat général, qui fait également un tour très exhaustif de la nébuleuse Holco, et du montage tel qu'il est apparu à l'instruction. En substance, JCC est "garant du plan de reprise", il ne peut tout mettre sur le dos de ses Conseils à ce point là.

Il confirme point par point le jugement de première instance, en insistant sur le rôle de Me Léonzi qui offre à JCC une véritable "boîte à outils" pour l'aider à commettre des délits. Il requiert les mêmes peines qu'en première instance pour messieurs Corbet, Léonzi et Paris (pilote ancien administrateur d'Air France représentant des salariés). Contre Me Léonzi, il requiert une interdiction d'exercer sa profession d'avocat de 4 ans.

Les plaidoiries de la défense devraient être entendues demain et vendredi.

publié le 2008-12-17 22:35 par EuroCockpit.

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