Logo EuroCockpit.com
Navigateur incompatible

Transavia : faut-il abuser du soutien ?

Transavia (France) a débuté ses activités "Air france Soleil" en mai 2007. La stratégie de la compagnie "low fare" mais pas vraiment "low cost" a été d'ouvrir les axes concurrentiels sur lesquels on trouve des compagnies étrangères, certes, mais aussi les compagnies charter françaises (principalement Aigle Azur et Air Méditerranée, dans une moindre mesure Corsair). Le package comprend un partenariat avec Transavia Hollande, la structure française étant détenue à 60% par Air France, le reste par les hollandais.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s'il ne fallait pas de temps en temps repasser devant cette noble institution qu'est le CSAM. Quand on se pointe devant cette commission avec Air France comme actionnaire majoritaire, on est sans doute très à l'aise, mais on ne peut pas toujours échapper aux questions qui fâchent.

Les premiers résultats de Transavia étaient attendus pour mars 2008, mais ils restent la grande inconnue. La compagnie devait repasser devant le CSAM après un an d'exploitation, et c'est avec 6 mois de retard que l'examen de sa licence d'exploitation a été mis à l'ordre du jour, c'est à dire fin novembre 2008.

Une simple formalité, presque vexante à en croire la compagnie.

Cela ne change pas grand chose aux résultat: 20 millions de pertes pour 60 millions de chiffre d'affaires. Quand on a 12 millions de capital, on appelle ça une situation comptable proche de la faillite.

Compte tenu de la nature et de la qualité des actionnaires, le CSAM passera outre les dispositions de l'arrêté du 16 juin 2005 (fonds propres positifs à tout moment), la DGAC précisant que cet arrêté ne s'applique pas à Transavia.

Il reste la logique économique de l'opération: la recapitalisation semble inéluctable, Transavia dit que ça pourra bien attendre septembre 2009, le CSAM préférerait mars 2009.

La rentabilité ? Elle est prévue pour plus tard. En 2009? Non... plus tard. Une information qui fera plaisir à la concurrence, qui n'a pas forcément les mêmes impératifs et / ou les mêmes actionnaires.

En fait, Transavia est venu au CSAM pour dire que tout va mal mais que tout va bien, et on attend comme toujours un avis favorable du Conseil à toutes ces choses formidables.

publié le 2008-12-23 21:15 par EuroCockpit.

a r t i c l e